[AAC] CorpS en souffrance : Les voies du corps – Université Sorbonne Paris Nord – 9, 10 octobre 2025 – DL 16 mars
Le mot corps, du latin corpus, est traditionnellement pris dans une opposition corps-âme. Il possède ainsi plusieurs acceptions : il désigne non seulement l’organisme vivant, « en chair et en os », mais aussi le corps inanimé, le cadavre. Malgré la vision et le traitement contemporains qui cherchent à réduire cette opposition, la médecine occidentale tend à considérer le corps dans sa dimension purement anatomique et physiologique. Canguilhem (1974) a interrogé l’idée d’un corps idéal dans la médecine : un corps en pleine santé existe-t-il ? Il met en lumière l’objectivation du corps et la construction de son approche clinique par la médecine. La maladie et la santé font partie intégrante de notre vie, tant sur le plan individuel que social. Un corps malade ne reflète pas nécessairement un dysfonctionnement, tout comme un corps en santé n’est pas forcément exempt de symptômes. Pourtant, les disciplines médicales continuent à avoir l’ambition de définir le corps selon des normes physiologiques strictes. Souvent, elles s’appuient sur une conception normative du corps comme modèle de référence pour les traitements. Les nosographies, par exemple, illustrent cette tendance à vouloir contrôler et normaliser les corps en les classant selon des critères stricts, souvent déconnectés des réalités vécues.
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Laurent Gallet (17 février 2025). [AAC] CorpS en souffrance : Les voies du corps – Université Sorbonne Paris Nord – 9, 10 octobre 2025 – DL 16 mars. Les moissons d'hypothèses. Consulté le 8 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/13bt7

